Une journée à la mer

Je l’ai je l’ai trouvé
le c’est quoi pourquoi ferais
tu ça
Je le je
le je ne sait pas
comment m’occuper de la
poire correctement
Je ne
je ne que pour
je ne parle que pour
que pour ma
pas que pour ma
petite culotte
Je sais il est
passé midi
en route pour
la mer
tu me passes un
peu de lait
il y a quoi
dans le seau de l’eau
Ça fait
du bien les
courants d’air
tu aimes ma petite langue ?
les affaire reprennent et
je fume.

40 mots pour un marin

Si petite catastrophe si petite douleur misérable oui quelque chose se passe t’as des jambons impeccables bonjour jacqueline un quart d’heure à faire c’est pas du travail si longtemps attendus 40 mots à un marin pour ne pas l’inquiéter.


Le bon état d’esprit ne pas comprendre le doute pourquoi ils s’y refusent pourquoi le travail débusqués les 40 mots pour un marin c’est pour longtemps gratitude.

Foule d’elle et lui

Il souffle transpire. Lui non. Elle aussi. Elle lève la main, fait un signe, elle a cru que c’était lui, elle s’est trompée. Lui ne comprends pas pourquoi elle le reconnaîtrait, dans cette foule, on ne se reconnaît pas. Il est là incognito. Il pense à autre chose qu’à la reconnaissance. Il crie un bon coup. Il dit non. Il a le visage tout rouge. Il tend le nez. Le voilà rien qui flotte dans l’eau. Elle a ses mains de surface. Elle a la peau toute gonflée de savon. Rien ne trempe plus, tout crevasse. Et lui ce qu’il ne dit, c’est pour dire quelque chose, il ne sait pas sur quel pied danser. Il regarde l’autre. Il lui touche l’épaule. L’autre a peur, c’est manifeste. Il quelconque quelqu’un. Il ramasse les maladies. Le malade est au milieu, il le sait. Elle le dénonce, elle le montre du doigt, ils se retournent, ils crient que ce n’est pas possible et se mettent sous couverture. Elle se couche. Elle se roule par terre. Elle se couvre le visage de terre. Il se mouche et tousse. Ils tremblent. Elle la voilà bien. Le front baissé. Elle ne sait plus. Il n’y a plus de pourquoi. Ils disparaissent tous. Ils pensent à autre chose, c’est pour ça. Lui non. Elle non. Elle et lui ne vont plus ensemble. Ils se diluent. Elle tombe, lui aussi, ils regardent à la surface, ils tourbillonnent tous. Imagine si. Lui y passerait. Puis lui. Et lui. Pas elle non s’il te plaît, pas elle. Ce foulard qu’elle a autour du cou. Il touille. Ses yeux la regardent. Il y a des grands cris et de petites voix, ils y passent. Lui. Lui. Lui. Lui. Vivant, bêtement. Il se sent bien. Elle le voit à l’air libre. Il, son impasse, c’est chez lui. Elle attend, tout juste derrière lui. Il tourne la tête. Elle, il ne la voit pas, il regarde vers l’avant, rien, que d’autres, lui dos voûté, presque à tomber, presque à tomber, voilà comme ils sont, tous, heureusement, ils se serrent contre le mur de l’impasse, c’est comme ça, qu’ils tiennent encore debout. L’autre, le voilà bien, elle s’en plaint beaucoup, il ne sait rien sur rien, il dort, on dirait, il a les yeux fermés, il sent sa chaleur, elle s’en fout, elle voudrait autre chose, lui, lui, lui, lui, lui, lui.